| un mois - un pilote Nathalie Demoors by Vol Libre |
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| venerdì 04 luglio 2008 | |
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Nathalie Demoors interview by Vol Libre n. 377 -2007
Si vous écumez les rassemblements, les raids ou autres manifestations,
vous avez sûrement croiser son large sourire, son dévouement et sa joie de vie
inébranlable. Exubérante, joviale et légère, brossons ensemble le portrait de
la plus française des pilotes belges.
Pourrais-tu nous raconter tes débuts dans le
paramoteur ?
J’ai toujours rêvé de voler et depuis longtemps je
cherchais à assouvir ce désir. J’ai d’abord tenté l’aventure du parapente qui a
rapidement tourné au cauchemar. Les longs trajets, la météo difficile à
concilier avec notre vie professionnelle et le peu de sites en Belgique m’ont
rapidement fait baisser les bras. J’ai ensuite démarché les écoles d’aviation,
mais le simple fait d’être “emprisonnée ” dans un cockpit ne me plaisait guère.
J’ai longtemps attendu avant de découvrir par hasard le paramoteur. Une belle
journée d’été en 2000, j’ai entendu le ronronnement de drôles d’engins
survolant mon jardin et ça été le coup de foudre, j’ai hurlé à Marc : c’est ça
que je veux faire ! Double coup du hasard, en allumant l’une de nos chaînes de
télévision locales, l’école paramoteur de la base ULM de Liernu faisait de la
pub pour y promouvoir l’apprentissage. Le jour même j’y étais inscrit sans même
y avoir réfléchi un instant. Les cours débutèrent le lendemain avec tout les
aléas que les é connaissent : j’ai ratissé le sol, brouté de l’herbe et même
mangé un peu de terre ! Heureusement sur ce terrain j’ ai rencontré Christian
Sateur qui m’a alors pris sous son aile pour que je progresse réellement.
Avec
quel matériel volais-tu ?
Adventure A4 et une Elle 30m2 que j’ai
d’ailleurs acheté avant même de savoir voler ! Avec ce matériel, j’ai beaucoup
appris et commis toutes les erreurs. Heureusement, Christian était là et m’a
bien aidée pour assimiler la mécanique, les rudiments de la météo et de la
navigation. À l’époque, nous n’allions jamais bien loin, nous tournions plutôt
comme des mouches autour du terrain, les pannes moteur étaient légion.
Comment es-tu devenue championne de Belgique ?
En 2001, je me suis inscrite au challenge Adventure.
C’était une super opportunité pour se mesurer à d’autres pilotes. J’ y ai
perfectionné la maniabilité, la précision et dans cette continuité, j’ai
participé aux championnats de Belgique. J’ai pris la réalité en pleine face car je n’y étais pas la bienvenue.
Disons que je me suis heurté à un certain mépris d’une gent masculine peu
scrupuleuse.
Ca été dur et j’ai baissé les bras, un peu
écoeurée.
Marc t’a alors soutenu dans ces moments ?
Oui et il a été
celui qui m’a aidé à retrou vé confiance en moi. Il m’a convaincu de
m’entraîner pour tous les battre !
A cette
époque j’ai cumulé heures de vol en à peine.
Dès que les conditions bonnes, Marc me déposait au
hazard en pleine nature et je devais improviser ma navigation pour revenir.
Les
jurs de grand vent, je m’entraînais
autour du terrain à faire des exercices de de mania, bref je n’arrêtais pas !
En 2002, le travail paya puisque je gagnais le titre devant
des pilotes comme Johan Bossuyt, Thierry Moreau et une vingtaine d’autres
pilotes.
Mais pourquoi
n’as-tu pas persisté dans la voie de la compétition ?
J’ai découvert que dans le paramoteur mon
leitmotiv était d’abord de me faire plaisir et la compétition a eu rapidement
raison de mes nerfs. Je trouve plus de bonheur à participer aux raids comme le tour
de Paris, le Nantes -St Blancard et les manifestations où je peux rencontrer
plein d’autres pilotes avec qui j’ai maintenant lié amitié.
Comment en êtes-vous venus à importer le Miniplane ?
Au cours de mon premier championnat
d’Angleterre, j’ai rencontré Dani Martinez. Lui, comme les autres volaient
alors avec une drôle de motorisation munie d’un embrayage et qui consommait moitié
moins que ma machine : c’était le TOP 80. J’ai
de suite compris que si je voulais gagner, il me fallait aussi ce moteur. Avec
Marc nous sommes allés en Italie chez Per Il Volo la semaine d’après et en
sommes revenus avec deux moteurs dans nos bagages. Notre
À cette époque
l’entreprise cherchait justement à distribuer leurs produits sur
Quel est ton plus beau
souvenir, ce-lui qui te vient de suite à l’esprit ?
Sans
hésiter ma première navigation ! J’ai depuis
réalisé des centaines de beaux vols dans des paysages féeriques, mais la
première nav restera gravée. Avec l’autonomie de nos paramoteurs de l’époque, à
peine 1 h 40, atteindre et survoler la bute du Lion de Waterloo distant d’une
quarantaine de kilomètres de notre base était quasi impossible. Pourtant un
jour, malgré les menaces de Marc qui nous ordonnait de reste en vol local, je sortais
à peine de formation, Christian Modave et moi avons mis le cap au nord-ouest
pour nous y diriger ... et non seulement nous y sommes allés, mais en plus nous
avons réussi à en revenir ! Un exploit pour l’époque, quand je me suis reposée
à Liernu, il restait 10 ml d’essence dans mon réservoir. Marc était furieux et
nous heureux. Les autres pilotes ont alors découvert qu’il était possible de
faire autre chose avec un paramoteur et que l’on pouvait aussi se balader. On peut dire
que l’on a, avec Christian, un peu oeuvré à cette nouvelle pratique qu’est la
navigation.
Quels sont les projets pour l’avenir
Dans l’immédiat, nous préparons un voyage sur l’île de
Ténérife pour y voler en paramoteur. Il reste encore tellement de choses à
faire mais je garde toujours à l’esprit de survoler un jour ou l’autre le
terrifiant château du Comte de Dracula
à Bran dans un charmant petit village se
trouvant à moins de 30km de la ville de
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